TREK SLOVENIE 2017, LES "BONNES PERSONNES" AU BON MOMENT

Le 21.06.2017, par SylvianeB-f65, 1 commentaire


La Slovénie, pays seulement de carte postale ? pour nous, il restera dans nos souvenirs comme un pays très accueillant, où l'on rencontre toujours les "bonnes personnes", au bon moment... un pays dont la langue a oublié les voyelles...

Par un itinéraire original concocté par Agnès, passant par la frontière italienne au Mont Matajur, et traversant les alpes juliennes par le "chemin de la paix,  puis par une petite partie de la "via alpina", pour terminer à Cerkno, nous avons fait de belles rencontres ; il y avait toujours au bon moment ou au bon endroit, la ou les personnes indispensables lorsque nous étions, non pas dans des difficultés, mais plutôt dans des questionnements ou des doutes sur les initiatives à prendre, en territoire étranger.

départ pour le refuge Pelizzo sous la pluie

En voici les principaux exemples, qui nous ont permis de bien vivre la Slovénie à pied, en car, en bus, en train... et en bâteau !

Cascade

Déjà, sur le versant italien des Alpes juliennes, un passager du car emprunté depuis Cividale, pour nous hisser jusqu'à l'altitude de 978 m, nous a conseillés aimablement sur l’itinéraire le plus judicieux à suivre pour atteindre le refuge Pelizzo sous la pluie fine et le brouillard : une petite route goudronnée, sauvant nos chaussures de la glaise collante de ces régions calcaires et le plus court chemin pour y parvenir. Puis ce fut un aimable accueil de la gardienne du Refuge Pelizzo qui nous a allumé le poêle de terre cuite et installé un vaste séchoir pour nos hardes humides.

sous le Matajur

A Kobarid, seconde étape du périple, c’est notre hôtesse qui  nous donnera quelques indications et qui, le lendemain, nous mènera en voiture avec l’aide d’un ami jusqu’au point de départ de la randonnée du jour : l’horaire des cars qu’elle nous avait donné n’était pas encore valable… et nous suggèrera de découvrir « en prime » des cascades et les sculptures de bois le long de la route, avant que nous n’empruntions « le sentier de la paix »…

sommet de Matajur

A Planini Kuhinja, le refuge d’alpage, réservé par nos soins, étant resté fermé par oubli,  un jeune éleveur monté pour la traite du soir, prendra le temps nécessaire pour alerter les gestionnaires du chalet au village en contrebas et nous pourrons dîner et dormir comme prévu… et découvrir les mets locaux. Si nous n'avions pu être hébergés, il était prêt à nous fournir un lieu sec et des couvertures !!

Refuge de Kuhinja

Après la perte d'un sentier, le lendemain, ce sont deux jeunes filles apparues comme par "enchantement" qui nous donneront les informations utiles pour poursuivre sans problème notre "chemin de la paix".

train à Petrovo Brdo

A Tolmin, une jeune maman promenant son bébé nous conduira jusqu’à la gare routière : nous « économiserons » ainsi quelques kilomètres à pied sur une route passante ;  puis à la gare ferroviaire nous menant à Petrovo Brdo, le guichetier nous proposera un prix de  groupe très simplement ; en fin de journée, sur la route menant à notre gîte, un restaurateur qui passait nous proposera de porter nos sacs jusqu’au col où nous avions réservé une nuit et le couvert : Koca na Petrovem Brdu…

Chez Rudi

Rüdi, le gardien de notre gîte, après nous avoir offert des verres de schnaps bien remplis, nous conseillera aussi un bel itinéraire pour gravir le sommet Porezen dont la crête finale nous ouvre des vues superbes sur le massif du Triglav et son sommet à 2800 m et plus, avant de redescendre visiter l’hôpital militaire de Partizanska Bolnica Franja : une belle histoire de solidarité et une réalisation étonnante, nichée dans de profondes gorges, invisible pour les avions où plus de 800 soldats ont été soignés dès 1943. Un exemple d’ingéniosité (une micro-centrale installée sur la cascade), de courage et d’opiniâtreté qui a permis la construction et l’entretien de 14 "baraques" dotées de tout l’équipement médical et chirurgical connu à l’époque. Notre auberge du soir fut le lieu de rassemblement des blessés avant leur acheminement en toute discrétion dans les gorges : une histoire racontée par le personnel de cet établissement historique…

sommet de Porezen

Et comment prononcer le nom du sommet du lendemain : Crni Vrh ? ??

C’est promis : nous prendrons des cours de Slovène pour la prochaine randonnée dans ce pays où l’accueil n’est pas un vain mot : la même ambiance conviviale empreinte de bienveillance dans la bouillonnante capitale, Ljubljana visitée pendant les deux derniers jours de notre séjour en Slovénie : Hvala !  Zbogom ! 

Llubyana

Texte et photos : Odile Lerme et Sylviane Bourdel


 
 

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